20 décembre 2011

Dru Donovan

© Dru Donovan, Sans titre, 2009

© Dru Donovan, Sans titre, 2007







































C'est parce qu'elle observe précisément le langage corporel que Dru Donovan renouvèle le genre du portrait. La photographe donne une entière liberté à ses sujets, les laissant se mouvoir devant l'objectif sans son intervention. Le résultat offre des images ambigües, d'une grande sensibilité. Les poses qu'adoptent les modèles, parfois surprenantes, révèlent des états émotionnels et infailliblement un peu de leur personnalité.

Dru Donovan est née en 1981 dans le Minnesota.
Elle vit et travaille à San Francisco, Californie.

www.drudonovan.com

11 décembre 2011

Yto Barrada

© Yto Barrada, "La couronne d'oxalis", Rmilet, Tanger, 2007

© Yto Barrada, "Terrain vague", Tanger, 1999
















































Yto Barrada est née à Paris en 1971.
Elle vit et travaille à Tanger, Maroc.

www.ytobarrada.com

Jusqu'au 23 décembre 2011: "Life is a tale told by an idiot full of sound and fury signifying nothing", exposition de groupe avec Eric Aupol, Laure Tixier, Yto Barrada, Stéphane Couturier, Simon Willems, Christian Lhopital, John Casey, Clémence Van Lunen, Bart Baele à la galerie Polaris (15, rue des Arquebusiers 75003 Paris / Métro Saint-Sébastien Froissart)

7 décembre 2011

Chris Jordan

"Midway : message from the Gyre" (2009 - 2011)

© Chris Jordan, "Midway", 2010



















Chris Jordan documente de manière extrêmement claire l’impact de nos déchets sur la nature. Les carcasses de ces oiseaux échoués sur le sable sont remplies des bouts de plastique qu'ils ont ingérés: bouchons de plastiques, briquets, valves d'aérosols...

Chris Jordan est né en 1963 à San Francisco.
Il vit à Seattle.

www.chrisjordan.com

1 décembre 2011

Michele Bressan



















































© Michele Bressan, série "Vita, Morte e Miracoli", 2007-2010

Michele Bressan est né en 1980 à Trieste, Italie.
Depuis 1994, il vit et travaille à Bucarest, Roumanie.

www.michelebressan.ro

23 novembre 2011

Diane Arbus au Jeu de Paume

« La photographie est un secret sur un secret. Plus elle en dit, moins vous en savez.»

 © Diane Arbus, "Jeune homme en bigoudis chez lui, 20e Rue, N.Y.C.", 1966

© Diane Arbus, "Deux garçons fumant dans Central Park, N.Y.C.", 1962

© Diane Arbus, "Untitled #6", 1970-71






La rétrospective de Diane Arbus au Jeu de Paume présente plus de 200 tirages. Une sélection riche qui rassemble des photographies iconiques (le "Jeune homme en bigoudis", son "Autoportrait enceinte" dans le miroir, le "Géant juif" du Bronx… ) et d'autres  plus confidentielles comme des portraits de Susan Sontag ou de Marcel Duchamp avec sa femme Alexina Suttler, une scène de vie rurale en Caroline du Sud et encore, "Untiltled", sa série consacrée aux handicapés mentaux et réalisée peu de temps avant son suicide en 1971.

Les images parlent d'elles mêmes; on goûte à ce subtil dosage d'audace et de mystère. Le visiteur appréciera (ou pas !) le choix bien assumé de la scénographie de ne pas ponctuer la visite de textes explicatifs. L'exposition se déroule suivant une chronologie estompée et ne se divise pas lourdement en thématiques. On déambule librement dans les salles. Le fil conducteur se dessine de manière intrinsèque, au rythme de notre rapport aux images et de leurs correspondances entre elles.

La note informelle sur la vie et l'oeuvre de Diane Arbus vient dans un second temps, dans les deux dernières salles de l'exposition. L'une est entièrement consacrée à sa biographie. On y trouvera des extraits de son journal, témoignages d'une sensibilité éperdue dans sa démarche photographique ainsi que quelques lettres d'intentions à des bourses pour la création. La seconde salle présente des exemples des différents types de format offerts par les appareils utilisés par Diane Arbus et éclaire la dimension éditoriale de son oeuvre via une sélection de publications et de monographies.

C'est vrai, j'ai davantage écrit sur la scénographie que sur les images. Il faut dire que l'oeuvre de Diane Arbus est déroutante. D'une sensibilité trop grande pour quelques mots sur un blog. A voir absolument.

Exposition jusqu'au 5 février 2012, "Diane Arbus" au Jeu de Paume (Métro Concorde)



17 novembre 2011

Regine Petersen

© Regine Petersen, "Ladybug", 2006























© Regine Petersen, "Hair", 2009



























Régine Petersen est née en 1976 à Hambourg, Allemagne.
Elle vit et travaille à Londres.

www.reginepetersen.com

13 novembre 2011

John Batho

"Délices et Supplices"

© John Batho, "Hom", 2011, 90x120cm
"Lollipops", 2011, vue de l'exposition



"Niquabs", 2011, vue de l'exposition






























































www.johnbatho.com

Jusqu'au 17 décembre 2011: John Batho, "Délices et Supplices", à la galerie Nicolas Silin (13, rue Chapon 75003 Paris / Métro Arts et Métiers)

7 novembre 2011

Eric Rondepierre

© Eric Rondepierre, "Confidence", 1996-98

© Eric Rondepierre, "Convulsion", 1996-98

© Eric Rondepierre, "Sommeil", 1996-98




















































Au début des années 90, Eric Rondepierre commence à explorer les « angles morts » du dispositif cinématographique. Son intervention consiste à choisir et extraire des photogrammes (c’est-à-dire des images qui apparaissent sur l’écran 1/24ème de seconde et qui sont invisibles lors d’une projection normale) pour ensuite les proposer sous la forme de tirages photographiques de grand format. Dans la série "Moires", les images proviennent de films colorisés des archives de Montréal. Les corps et les visages sont métamorphosés par les traces que le temps a laissées sur la pellicule.

Eric Rondepierre est un artiste français né en 1950, à Orléans.
Il est représenté à Paris par la galerie RX.

www.ericrondepierre.com

29 octobre 2011

Margo Ovcharenko



























© Margo Ovcharenko, série "Hermitage", 2010
 
Margo Ovcharenko photographie les jeunes Russes de son âge, ses amis, ses proches, ceux qui partagent sa vie, ses joies, ses peines et en qui elle retrouve un peu d’elle-même. A la fois prose et poésie, son travail interroge et retranscrit un réel intime. Sa photographie peut être considérée comme un miroir tendu à sa génération ou comme un répertoire désenchanté de notre expérience collective.

La dernière série, "Hermitage", nous plonge dans le sentiment de la mélancolie. Filles et garçons apparaissent tour à tour accablés, soucieux, le vague à l’âme et le regard fixe. Enfermés dans leurs pensées, les sujets sont trop préoccupés pour nous voir. Et pourtant, nus ou habillés, de près ou de loin, leur fragilité et la tension qui les habite nous interpellent. Entre fraîcheur et dépravation, tendresse et malaise, les portraits de Margo Ovcharenko entraînent le spectateur et le renvoient à ses propres questionnements.
 
La jeune photographe traite de sujets éprouvants sans provocation ni brutalité. Elle nous parle de l’inconfort d’exister, d’être seul et d’être si nombreux à l’être. Ses modèles privilégiés restent avant tout des amis et sa photographie un geste d'intimité. Elle capte les visages dans leur plénitude, les baigne d’une lumière matinale ou les fait sortir de l’obscurité. Une communion. En douceur. 

Margo Ovcharenko est née en 1989 à Krasnodar, Russie.
Diplômée de l'Ecole Rotchenko pour la Photographie, elle vit et travaille à Moscou.
www.margoovcharenko.com

21 octobre 2011

Laurence Leblanc

"To live till death is not easy"

© Laurence Leblanc, Sierra Leone, Freetown, 2005

© Laurence Leblanc, Brésil, Bahia, 2007




© Laurence Leblanc, Somalie, 2004



Laurence Leblanc est née en 1967 à Paris.
Représentée par l'agence VU, elle vit entre Paris et le reste du monde.

www.galerievu.com