13 juin 2012

José Pedro Cortes

© José Pedro Cortes

























© José Pedro Cortes





















"Things here and things still to come"

" During nine months I lived in Tel Aviv. During this period I met four young Jewish women who were born in the USA. They had all decided, at the age of 18, to go to Israel to do the military service. After completing the required two years of service, they decided to stay and live in this idyllic Middle Eastern city."

www.josepedrocortes.com

25 avril 2012

Sonja Braas

© Sonja Brass, "Tornado", 2005
© Sonja Brass, "Lava Flow", 2005
© Sonja Braas, #26, de la série "You Are Here

"The Quiet of Dissolution" est une série sur le thème des catastrophes naturelles. Toutes apocalyptiques soient-elles, les images de tempête de glace, de volcan en éruption, de forêt en feu que nous offre Sonja Braas nous fascinent. Tout dans ces photographies est étrangement calme et serein. On peut pertinemment se demander comment la photographe a fait pour saisir des images dans de pareilles conditions. Ces photographies ne sont en fait que des trompe-l'oeil. Sonja Braas a recréé avec une précision extraordinaire des scènes de catastrophes dans son studio comme autant de modèles sensationnels de la réalité. Des scènes fictives de cette Nature incontrôlable mais qui, dans les images, ne semble pas nous menacer. Le tourbillon de la tornade occupe le centre de l'image et semble s'équilibrer naturellement selon la règle du nombre d'or. Les touches rutilantes de magma en fusion se répandent harmonieusement à la surface du volcan. A la manière des peintres du XVIIIème, Sonja Brass subordonne la réalité de la nature à sa représentation idéale.

Pour la série "You are here", la photographe avait déjà recréé des images artificielles de la nature en juxtaposant au premier plan un élément de nature "manufacturée" (telle qu'on peut la trouver dans les zoos ou les jardins botaniques) et, en arrière fond, une photographie d'un paysage bien véritable et naturel. Comment distinguer le vrai du faux ? Encore une fois, la confusion l'emporte. Derrière des brumes vaporeuses, Sonja Braas brouille les pistes, nous confronte à la représentation d'une représentation et nous y abandonne en nous soufflant comme seul indice : "vous êtes ici".

Sonja Braas est née à Siegen (Allemagne) en 1968. 
Elle est représentée en France par la galerie Xippas
Elle vit et travaille entre New York et l'Allemagne.

16 avril 2012

Fotobook Festival du 20 au 22 avril













La cinquième édition du Festival du Livre de Photographie de Kassel aura lieu au BAL du 20 au 22 avril 2012. Le livre est un support privilégié pour appréhender le travail d'un photographe. En plus des images, on peut apprécier les choix que le photographe a fait avec l'éditeur (lorsqu'il ne s'agit pas d'une auto-production) pour la mise en page, les correspondances des images entre elles, la place donnée au texte et... le papier. La matière. Car, contrairement aux expositions (où l'on ne touche qu'avec les yeux) le livre a cela de merveilleux : il est encore fait pour être pris entre nos mains. Toucher, feuilleter, dérouler les images de droite à gauche ou du nord au sud. S'évader comme il nous plaira. Au programme, des rencontres, des signatures, des conférences, la remise du prix Dummy Award et un marché du livre. On devrait trouver pendant ces trois jours quelques bijoux.

LE BAL (6, impasse de la Défense 75018 / Métro Place de Clichy)
Infos et programme des conférences : www.le-bal.fr

A l'occasion du festival, Magnum Gallery organise une exposition de livres uniques des photographes de Magnum. A voir jusqu'au 5 mai.

7 avril 2012

La BIP de Liège 2012

© JH Engström, "Radom", 2000, de la série "Trying to Dance"

























© Nan Goldin, "Heart shape bruise", NYC, 1980


















© FX Courrèges, image extraite de "Another Paradise", 2005




















Liège, ses maisons en briques, ses parcs industriels, ses usines de métallurgie... Oui, mais le temps d'un printemps, la ville belge souffle des airs de ballades amoureuses. Et ça lui va bien ! La 8ème édition de la Biennale Internationale de la Photographie de Liège se consacre à un thème des plus porteurs : l'Amour. L'exposition phare "ONLY YOU ONLY ME" se déroule au Mamac et rassemble les oeuvres de quelques incontournables de la photographie. Amour tendre ? Amour vache ? L'ambivalence est bien l'un des moteurs de l'exposition: la légèreté de l'amour cède parfois la place à la difficulté d'aimer et d'être aimé.

Nan Goldin est à l'honneur avec une projection de son oeuvre majeure "The Ballad of Sexual Dependency". Indissociables de l'univers personnel de l'artiste, les images de Nan Goldin sont des cris. Des cris d'amour, de don de soi, d'espoir et de désespoir. La série "Trying to Dance" du suédois JH Engström offre le journal intime du photographe depuis 1990 : paysages, natures mortes, autoportraits et snap-shots deviennent spontanément des documents narratifs, enregistrant l'expérience individuelle de l'artiste mais aussi, dans une acception plus large, une communion dans son rapport au monde. Les portraits d'Erwin Olaf donnent à voir des personnages abattus, glacés dans leur solitude, dans l'attente inexorable de l'autre. Calculé au millimètre près, le décor de la série "Grief" est inspiré des années 50 et redouble inéluctablement l'effet de temps suspendu. Dans la série "Moires" d'Eric Rondepierre, les corps et les visages sont métamorphosés par les traces du temps sur la pellicule. Pour "Another Paradise", François-Xavier Courrèges a filmé pendant des mois un couple d'inséparables, ces petits perroquets dont on dit qu'ils ne peuvent vivre l'un sans l'autre. On les voit vivre leur vie, se rapprocher, s'unir, se bécoter... jusqu'au déchirement où la vidéo prend toute son intensité dramatique. Contre toute attente, les deux volatiles nous renvoient à des sentiments bien anthropomorphes. Les bêtes nous touchent encore dans la série de Miyako Ihara : la japonaise révèle l'histoire d'amour qui lie une vieille femme et son chat. Les petits bonheurs du quotidien exprimés dans les photographies de famille de Chris Verene se transforment peu à peu en habitudes, en lassitudes dans les mises en scène sombres d'une vie de couple par Jean-Claude Delalande.

© Hervé Guibert, Autoportrait, New York, 1981
















© Sabine Koe, de la série "Essentials", 2009



















© Lara Gasparotto, Liège, 2010




















Le ton de l'exposition "A fleur de peau" est donné d'emblée par les photographies de l'écrivain Hervé Guibert (mort en 1991 et dont on a pu voir l'oeuvre exposée à la MEP en 2011). Le lieu ("Les Brasseurs") a le charme et l'énergie d'une maison de campagne et nous réserve une immersion soudaine dans une sensualité intime, charnelle et mélancolique. Dans un travail sincère et pudique à la fois, Sabine Koe nous livre un portrait de sa vie de couple. Le cordon du déclencheur apparait dans la plupart de ces photos tendres, qui nous sont données comme une confidence. Anne-Catherine Chevalier a pris des portraits de mères et filles dans lesquels on peut déceler avec fascination quelques éléments bien visibles ou au contraire quasi-imperceptibles de l'hérédité féminine maternelle. Enfin, le dernier escalier nous mène sous les combles où sont exposées les photographies de Lara Gasparotto, jeune liégeoise de 23 ans. L'hétérogénéité de son travail rejoint celui de la présentation (noir et blanc, couleur, diversité des formats, impression sur papier et sur tissu). Corps dévoilés avec pudeur ou exhibés insolemment, paysages à la fraicheur matinale ou cris perdus dans la nuit. La volupté de l'instant l'emporte dans ces images d'instants instables de jeunes gens posés sur le bord tranchant de l'âge adulte.

© Martine Stig, de la série "After", 1998

























Pour l'exposition "From Holland with Love" à l'Ecole Supérieure des Arts, la photographie hollandaise est à l'honneur regroupant des artistes contemporains autour de la figure phare d'Ed Van Der Elsken. Martine Stig livre des portraits de couples pris sur le vif, juste après l'acte. La vidéo "Love Bites" de AP Komen et Karen Murphy propose un format original du roman photo : les photographies défilent comme dans un diaporama classique mais avec la voix des acteurs en bande sonore. Les sous titres incrustés dans l'image amplifient la tension dramatique de la dispute amoureuse. Sur un ton plus décalé et se délectant du registre kitch, la revue Useful Photography propose un florilège croustillant de photos de mariages d'aujourd'hui. Des pièces montées sensationelles, des voitures savamment décorées, des brochettes de demoiselles d'honneur trônant dans leurs robes identiques, et puis l'immanquable photo du baiser, insérée sur fond de cascades artificielles mais reluisantes... car c'est bien là le principal : saisir l'inoubliable et pourvu que ça brille !

© Miroslav Tichy, sans titre, date inconnue





















Parmi les autres lieux d'expositions de la ville, on flanera dans les galeries du Off et on s'arrêtera au MAD Musée (lieu dédié à la mise en valeur des travaux d'artistes "outsiders") pour apprécier l'oeuvre si singulière de Miroslav Tichy, artiste tchèque marginal et monomane, qui bricolait lui-même ses appareils et traquait à la dérobée des photographies de femmes dans la ville, dans les parcs, au travers des grillages de la piscine municipale, constituant ainsi sa collection insolites de femmes érotisées et fantasmatiques.

Le parcours photographique offert par la BIP de Liège n'est pas uniquement destiné à faire image ni à livrer une vérité lisse mais plutôt à capter l'invisible, l'indicible : ce qui nous emporte et ce qui nous bouleverse.

Expositions jusqu'au 6 mai 2012
Programme complet de la biennale sur www.bip-liege.org

27 mars 2012

Evelyn Hofer

© Evelyn Hofer, "Marianne Moore's gloves", 1983
© Evelyn Hofer, Villa Medicis, Hall, Roma, 1982
© Evelyn Hofer, Queensborough Bridge, New York, 1964

L'oeuvre photographique d'Evelyn Hofer (1922, Marburg - 2009, Mexico) est à la fois homogène et singulière, impossible à confiner dans un genre particulier. Son unité réside probablement dans la sérénité de chacune de ses photographies. Au cours de sa carrière professionelle, la photographe s'est surtout distinguée par ses portraits d'objets, de lieux, d'intérieurs. Ses portraits, oui. Car c'est bien de cela qu'il s'agit dans l'oeuvre d'Evelyn Hofer : réussir à portraiturer aussi bien les personnes que les objets et les lieux. Evelyn Hofer n'a jamais été de ceux qui suivent la mode et les tendances. Son travail est plus classique qu'avant-gardiste mais ses images n'en restent pas moins des témoins de leur temps, subtilement mis en lumière par une photographe de l'immuable.



19 mars 2012

Ricardo Cases

"Paloma Al Aire"





© Ricardo Cases































Les travaux photographiques de Ricardo Cases annoncent, à première vue, une sorte de Martin Parr ibérique... (ce qui me gêne dans les comparaisons, c'est qu'elles sous entendent généralement un vilain "déjà vu" et la critique prend rapidement un ton blasé) Mais les images de la série "Paloma Al Aire" changent la donne ! Sur une musique proche du registre du dessin animé, le diaporama nous fait découvrir le "hobby" délirant d'une bande d'espagnols illuminés : les concours de pigeons voyageurs. Pour distinguer les candidats volants, leurs ailes sont peintes. Après l'incroyable envolée, on voit les hommes grimper aux arbres pour récupérer leurs chers oiseaux bariolés. De la folie ?! Oui, mais de la folie douce. Avec une bonne dose de poésie.

Lien vers le diaporama: www.ricardocases.es
(patience, les images apparaissent vers la 25e seconde)

18 mars 2012

Ed Van Der Elsken

"Love on the Left Bank"






































© Ed Van Der Elsken


























Souvent qualifié d'"enfant terrible" de la photographie hollandaise, Ed Van Der Elsken (1925-1990) a vécu à Paris entre 1950 et 1955. Des années pendant lesquelles il fréquente le Quartier Latin, ses rues pavées, ses cafés et la faune de marginaux qui s'y concentre à l'époque: artistes maudits, poètes sans papiers et sans stylo, muses sans famille, esthètes de la nuit... C'est sur cette toile de fond que nait l'album  "Love on the Left Bank" et l'histoire d'amour qui y est racontée. Publié en 1956, il est considéré comme l'un des premiers livres de photographie fondateurs du XXe siècle et le premier à utiliser le format d'un roman photo.


www.nederlandsfotomuseum.nl (lien vers la consultation du livre, en Néerlandais soit, mais c'est mieux que rien)
www.edvanderelsken.nl (site officiel du photographe)
www.nederlandsfotomuseum.nl/component (belle sélection de ses photographies couleur)

29 février 2012

Boris Mikhailov

"Tea, Coffee, Cappuccino, 2000-2010"

















© Boris Mikhailov, courtesy Galerie Suzanne Tarasieve


















L'artiste ukrainien présente une nouvelle série qui s'inscrit dans son travail de témoignage depuis la chute du régime soviétique. Les images, principalement prises dans la rue et toutes de format horizontal, se déroulent au visiteur sous forme de frise, ou plutôt de partition. Une partition dont la musique est déjà en train de se jouer. Mikhailov nous en offre les notes, à nous de saisir la clé de cette symphonie confuse en sacs plastiques majeurs et en pas perdus dièses à l'arrêt du tram. Les jardinières en béton laissées en jachère, quelques talons aiguilles qui défient les terrains vagues, les gueules cassées et les chiens errants constituent le paysage rugueux d'une société en transition.

Boris Mikhailov est né en 1938 à Kharkov, en Ukraine. Il vit et travaille entre Berlin et Kharkov.

Exposition à voir jusqu'au 10 mars à la Galerie Suzanne Tarasieve (7, rue Pastourelle 75003 / Métro Filles du Calvaire). En parallèle, un autre travail de Boris Mikhailov ("I am not I", 1992) est exposé au Loft 19, le second espace de la galerie Suzanne Tarasieve situé dans l'est parisien.

27 février 2012

La boutique Images & Portraits

Les bacs, remplis de petits trésors de la photographie anonyme




Mystérieuse mise au point sur des mollets...
(une  photo à laquelle je n'ai pas pu résister)

Située au coeur du Marché des Enfants Rouges, cette boutique / studio propose une collection inouïe de photographies vintages anonymes : photos de famille, photos floues ou "mal" cadrées, portraits de pin-up insolites ou de chiens coiffés, pyramides humaines... Choisies pour leur force esthétique et/ou émotionnelle comme pour leur valeur documentaire, ces images offrent une dimension palpitante de la photographie de l'ordinaire. Possibilité aussi de se faire tirer le portrait.

Images & Portraits, 35-37, rue Charlot 75003 Paris / Métro Filles du Calvaire.
www.imagesetportraits.fr

11 février 2012

Julian Germain

"For every minute you are angry you loose sixty seconds of happiness"

© Julian Germain, "Kettle", 2005

© Julian Germain, "Charlie with two flowers", 2005
© Julian Germain, "Car", 2005






























































Julian Germain a réalisé un travail sur la vie silencieuse et contemplative de Charlie Snelling, un vieil homme anglais, veuf et vivant seul dans sa petite maison orange de Portsmouth. Nuancée par des images extraites de ses propres albums de souvenirs, la série nous fait rencontrer un homme qui aime les fleurs et le nom des fleurs, un homme qui aime les couleurs, la musique, la cuisine. Un homme qui aimait sa femme et qui aime encore la vie pour deux. Un sourire à lui tout seul. "Sans aucune intention de sa part, Charlie m'a montré que les choses essentielles de la vie ne coûtaient rien. Il a été mon antidote au monde moderne" Well... Charlie, nice to meet you !

Exposition jusqu'au 3 mars, avec Robert Longo et Jean-Noël De Soye à la galerie In Camera (21, rue Las Cases 75007 Paris / Métro Solférino) Le livre de la série est un petit bijou, à parcourir absolument. www.juliangermain.com

9 février 2012

Renaud Auguste Dormeuil

"The day before"

© R.A. Dormeuil, "The day before-Guernica-April 25, 1937, 23:59", 2005

La série "The day before" présente douze cartes du ciel que l'on croiraient être des photographies. En réalité, Renaud Auguste Dormeuil a utilisé un logiciel qui permet de reconstituer une constellation, au jour et lieu souhaité. Imprimées sur de grands formats, les oeuvres qui en résultent, montrent le ciel que pouvaient voir les populations la veille de Guernica, d'Hiroshima, des bombardements de Sarajevo, de l'attentat du 11/9...

"Pour moi, fabriquer une image qui soit belle et qui parle de la mort, c'est tout bon art. C'est une image qui n'existe pas, qui a été fabriqué, elle a existé à un moment T, çà n'est pas une photographie, et moi je ne fais finalement qu'un travail de représentation de ce moment T qui a existé"

Renaud Auguste Dormeuil est né en 1968 en France. Il vit et travaille à Paris, où il est représenté par la Galerie In Situ.

4 février 2012

Bobby Doherty

© Bobby Doherty, "Jackets"

























© Bobby Doherty, "Berries"

























© Bobby Doherty, "Dog"

























Chose étonnante, Bobby Doherty ne prend uniquement que des images verticales. La raison qu'il donne : "Cela leur donne de faux airs d'images tout droit sorties d'un de ces vieux livres de Sciences Naturelles". Bon... Merci quand même Bobby !

Bobby Doherty est né en 1989 dans l'état de New York.
Diplômé de l'Ecole d'Arts Visuels de New York, il vit et travaille à Brooklyn.
Ne manquez pas de visiter son site web, d'une originalité réjouissante :
www.bobbydoherty.net

21 janvier 2012

Agatha Madejska























© Agatha Madejska, série "Kosmos", 2006

Agatha Madejska est née en 1979 à Varsovie, Pologne.
Elle vit et travaille entre Londres et Essen.

www.agathamadejska.eu

12 janvier 2012

« Fichés ? » exposition aux Archives Nationales

Jeanne B., 25 ans en 1912, opiomane
Fiches d'individus surveillés par la Sûreté générale (vers 1930)
Extrait du fichier des services français de la haute 
commission interalliée des territoires rhénans (1919-30)
...
L'exposition retrace les étapes marquantes de cette histoire de l’identification à travers la photographie, des premiers essais maladroits du second empire jusqu’au recensement de 1960 en Algérie. Plus de 2300 documents illustrent les conséquences de la Commune de Paris, l’invention de la photographie judiciaire, les fichiers de la police, de la sûreté de l’Etat et de l’administration pénitentiaire, les fichiers des passeports et des cartes d’identité. Pour montrer comment ce procédé d'identification d’abord appliqué au petit nombre des malfaiteurs a été étendu à des catégories de plus en plus nombreuses jusqu’à concerner l’ensemble de la population, il a été fait appel aux ressources de l’ensemble des services d’archives publics. 
...
Au-delà des techniques bureaucratiques ou policières de contrôle et de surveillance, c’est toute la complexité des rapports entre l’Etat et les citoyens qui se trouve ainsi révélée, entre résistance et consentement, protection et répression, indulgence et violence douce. Au sein de cette multitude d’individus identifiés, les visages photographiés, aux regards tantôt inquiets, tantôt stupéfaits, fermés, séducteurs, insolents, parfois bouleversants, restituent à ces destins obscurs ou célèbres leur inaliénable dignité individuelle.
...
A voir jusqu'au 23 janvier : « Fichés ? Photographie et identification du Second Empire aux années 1960 ». Exposition aux Archives Nationales (60, rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris / Métro Rambuteau)

2 janvier 2012

Elinor Carucci

                          © Elinor Carucci, "Foot in stocking", 1997
          © Elinor Carucci, "Emmanuelle having her hair cut", 2007
                 © Elinor Carucci, "Eran holds me in a hotel room", 2000



 

Elinor Carucci est née en 1971 à Jérusalem, Israël.
Représentée par la galerie Tavi Art (Tel Aviv), elle vit et travaille à New York.