23 novembre 2011

Diane Arbus au Jeu de Paume

« La photographie est un secret sur un secret. Plus elle en dit, moins vous en savez.»

 © Diane Arbus, "Jeune homme en bigoudis chez lui, 20e Rue, N.Y.C.", 1966

© Diane Arbus, "Deux garçons fumant dans Central Park, N.Y.C.", 1962

© Diane Arbus, "Untitled #6", 1970-71






La rétrospective de Diane Arbus au Jeu de Paume présente plus de 200 tirages. Une sélection riche qui rassemble des photographies iconiques (le "Jeune homme en bigoudis", son "Autoportrait enceinte" dans le miroir, le "Géant juif" du Bronx… ) et d'autres  plus confidentielles comme des portraits de Susan Sontag ou de Marcel Duchamp avec sa femme Alexina Suttler, une scène de vie rurale en Caroline du Sud et encore, "Untiltled", sa série consacrée aux handicapés mentaux et réalisée peu de temps avant son suicide en 1971.

Les images parlent d'elles mêmes; on goûte à ce subtil dosage d'audace et de mystère. Le visiteur appréciera (ou pas !) le choix bien assumé de la scénographie de ne pas ponctuer la visite de textes explicatifs. L'exposition se déroule suivant une chronologie estompée et ne se divise pas lourdement en thématiques. On déambule librement dans les salles. Le fil conducteur se dessine de manière intrinsèque, au rythme de notre rapport aux images et de leurs correspondances entre elles.

La note informelle sur la vie et l'oeuvre de Diane Arbus vient dans un second temps, dans les deux dernières salles de l'exposition. L'une est entièrement consacrée à sa biographie. On y trouvera des extraits de son journal, témoignages d'une sensibilité éperdue dans sa démarche photographique ainsi que quelques lettres d'intentions à des bourses pour la création. La seconde salle présente des exemples des différents types de format offerts par les appareils utilisés par Diane Arbus et éclaire la dimension éditoriale de son oeuvre via une sélection de publications et de monographies.

C'est vrai, j'ai davantage écrit sur la scénographie que sur les images. Il faut dire que l'oeuvre de Diane Arbus est déroutante. D'une sensibilité trop grande pour quelques mots sur un blog. A voir absolument.

Exposition jusqu'au 5 février 2012, "Diane Arbus" au Jeu de Paume (Métro Concorde)



17 novembre 2011

Regine Petersen

© Regine Petersen, "Ladybug", 2006























© Regine Petersen, "Hair", 2009



























Régine Petersen est née en 1976 à Hambourg, Allemagne.
Elle vit et travaille à Londres.

www.reginepetersen.com

13 novembre 2011

John Batho

"Délices et Supplices"

© John Batho, "Hom", 2011, 90x120cm
"Lollipops", 2011, vue de l'exposition



"Niquabs", 2011, vue de l'exposition






























































www.johnbatho.com

Jusqu'au 17 décembre 2011: John Batho, "Délices et Supplices", à la galerie Nicolas Silin (13, rue Chapon 75003 Paris / Métro Arts et Métiers)

7 novembre 2011

Eric Rondepierre

© Eric Rondepierre, "Confidence", 1996-98

© Eric Rondepierre, "Convulsion", 1996-98

© Eric Rondepierre, "Sommeil", 1996-98




















































Au début des années 90, Eric Rondepierre commence à explorer les « angles morts » du dispositif cinématographique. Son intervention consiste à choisir et extraire des photogrammes (c’est-à-dire des images qui apparaissent sur l’écran 1/24ème de seconde et qui sont invisibles lors d’une projection normale) pour ensuite les proposer sous la forme de tirages photographiques de grand format. Dans la série "Moires", les images proviennent de films colorisés des archives de Montréal. Les corps et les visages sont métamorphosés par les traces que le temps a laissées sur la pellicule.

Eric Rondepierre est un artiste français né en 1950, à Orléans.
Il est représenté à Paris par la galerie RX.

www.ericrondepierre.com